Les Communions solennelles

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Communions solennelles

L'éducation donnée aux enfants après la seconde guerre mondiale reposait sur trois piliers essentiels : les parents, l'éducation laïque de l'école publique et l'éducation religieuse acquise aux cours de catéchisme. Les trois formes d'éducation se côtoyaient, se complétaient et même se superposaient lorsqu'il s'agissait de la morale et du civisme. Le respect de la vie, le respect d'autrui et l'entraide étaient des valeurs acquises dès l'enfance. L'infraction à l'une des règles entraînait immédiatement un rappel à la bonne morale et la bonne conduite par les parents, par l'instituteur ou par le curé (parfois par les trois !).

Dans ce contexte, la communion solennelle était un événement important qui rythmait la vie du village de BLANGY pendant les fêtes religieuses de La PENTECOTE. Elle était le passage de l'enfance à la préadolescence (je l'ai ressenti ainsi !) Après trois années de cours de catéchisme durant lesquelles l'enfant fera "sa communion privée" (appelée aussi petite communion), trois jours de "retraite" à l'abbaye du village, la confession de tous le péchés, les actes de contritions, venait le grand jour.

Les filles étaient vêtues entièrement en habit blanc, la tête couverte par une voile, le visage découvert. Les garçons portaient leur premier costume dont la veste était ornée d'une pochette blanche, une chemise blanche, la première cravate ou le premier noeud papillon. Un brassard blanc était noué au bras gauche du communiant. Garçons et filles avaient les mains couvertes par des gants blancs, signe de pureté. Un missel, un chapelet et un cierge complétaient la tenue officielle du communiant. Ils étaient souvent offerts par le parrain et la marraine qui étaient mis à l'honneur en ce jour. Lors du baptême ils avaient pris l'engagement d'être le parent supplétif en cas de disparition prématurée du père ou de la mère du communiant ; ils renouvelaient cet engagement.

Dans les années 1960, la communion solennelle était avant tout une fête religieuse ; ceci n'empêchait pas les parents du communiant d'organiser un grand repas. Ce repas permettait de réunir les oncles et tantes, les cousins et cousines, les amis et parfois les voisins. Il était très copieux (d'où l'expression encore employée aujourd'hui : faire un repas de communion !). Les plats étaient servis entrecoupés par des retours à l'église pour les vêpres et parfois pour le salut du soir. Chaque convive repartait avec une image de communion (appelée aussi profession de foi) et un cornet de dragées. Les chansons égayaient le repas ; au hit parade : « mon pauvre aveugle » ou « le temps des cerises » et bien sur l’incontournable hymne du village « aux temps anciens »

Tout ceci se déroulait le Dimanche de La PENTECOTE. Le lundi une messe était dite à l'attention de toutes les familles des communiants.

Petit sourire : au cours des vêpres et salut certains convives étaient plus que joyeux. Le lundi lors de la messe les festivités de la veille se lisaient sur les visages !

Aux communiants d'une année donnée, étaient associés les renouvelants (communiants de l'année précédente) ; pour les distinguer sur les photos : seuls les communiants portent un brassard blanc.

R. B.

Les photos

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Neuvaine Ste Berthe 1961 Communion 17 mai 1937 17 mai 1959 Carte de communion Carte de communion Carte de communion Carte de communion Carte de communion Carte de communion Carte de communion

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